Venezuela, la crise s'enlise entre Chavez et l'opposition


Date: 31 décembre 2002 à 00:49:55 CET
Sujet: La Caraïbe


La crise politique que traverse le Venezuela semble chaque jour s'enliser un peu plus. Un point au 28e jour de grève générale, après une nouvelle grande marche de l'opposition à Caracas contre le Président Hugo Chavez.

Lundi 30 décembre 2002 - 09:33 - Caracas
© AFP
Le Venezuela dont la production pétrolière est relancée de manière encore très partielle a vécu dimanche, au 28e jour de grève générale, au rythme d'une nouvelle grande marche de l'opposition à Caracas et du "show" télévisé d'Hugo Chavez dans son émission dominicale "Allo Président".
Hugo Chavez Avec un synchronisme presque parfait, le président populiste de gauche a débuté son émission hebdomadaire à midi, sur la chaîne de la télévision d'Etat, au moment même où des milliers de manifestants se rassemblaient dans différents quartiers de Caracas.

Les trois principales chaînes privées de télévision qui soutiennent officiellement le mouvement de grève générale déclenché le 2 décembre, montraient pour leur part des images du début des manifestations.

Hugo Chavez avait cette fois installé son studio en plein air, dans la raffinerie de pétrole Yagua (100 km à l'est de Caracas), avec pour décor le parc des camions-citerne du complexe.

A chaque départ des camions sensés aller approvisionner les stations-service frappées par la pénurie de carburant, M. Chavez a salué sous les applaudissements d'un public conquis, les efforts réalisés par son gouvernement pour reprendre le contrôle de la situation.

"De tous les coins du pays, on me demande de mâter les conspirateurs. Mais je ne m'engagerai pas sur le chemin de la violence car il existe une constitution et je la respecterai jusqu'au bout", a-t-il lancé durant l'émission "Allo Président" qui a duré près de quatre heures.

Le public entièrement acquis à la cause du président populiste de gauche venait de scander "mano dura" (main ferme) pour qu'il mette fin à la grève.

Répondant aux questions de téléspectateurs, posées en direct par téléphone, le président Chavez a expliqué qu"'un président ne peut pas réagir de manière impulsive". "C'est par le travail que nous cherchons avec le gouvernement à mettre un terme à la crise actuelle", a-t-il ajouté.

A Caracas, s'appuyant sur une organisation rodée par quatre semaines d'expérience, les rassemblements pour une "marche de la victoire" ont réuni plusieurs centaines de milliers de personnes par une chaleur étouffante.

L'opposition qui réclame inlassablement la démission du président Chavez et de nouvelles élections, a annoncé la tenue d'un grand rassemblement dans Caracas, dans la nuit du réveillon du nouvel an.

La crise politique que traverse le Venezuela semble chaque jour s'enliser un peu plus alors le gouvernement a annoncé une reprise partielle de la production pétrolière.

Selon Ali Rodriguez, président de la compagnie pétrolière publique Petroleos de Venezuela (PDVSA), la production actuelle se situe entre 600.000 et 700.000 barils/jours.

Des files d'attente de plusieurs kilomètres étaient visibles dimanche dans la capitale, aux abords des rares stations-service ouvertes, confirmant que la pénurie de carburant était toujours aussi importante.

Le Venezuela, huitième producteur mondial de pétrole et cinquième exportateur, produisait en novembre avant le début de la grève, environ 3 millions de barils/jour.





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