La dégradation [ des activités économiques ] est générale


Date: 19 novembre 2002 à 11:43:56 CET
Sujet: Société - Economie Antillaises


D'après le quotidien Le Monde (11/11), "la dégradation en Martinique est générale. Les activités économiques - tourisme, banane, bâtiment - sont en difficulté." Un résumé de la situation à l'approche de Noël.
Tourisme, banane, bâtiment : la Martinique s'interroge sur le proche avenir de ses principales filières de production. A la veille des fêtes de fin d'année 2002, la crise couve.

Source : Le Monde, Jean-Marc Party, La dégradation est générale en Martinique

En dépit des efforts des pouvoirs publics et des professionnels, le nombre de visiteurs ne cesse de baisser.

En 2001, pour la première fois depuis deux ans, le nombre de visiteurs est retombé à moins d'un million. Le chiffre d'affaires de la filière, tournant autour de 0,381 milliard d'euros dont 0,15 milliard généré sur place, a continuellement régressé ces trois dernières années.

La récession postérieure au 11 septembre ne constitue pas une explicatio suffisante. Le secteur touristique, qui emploie environ 7 000 personnes (6 % des actifs occupés), souffre d'une crise structurelle. Tout comme en Guadeloupe, où les mêmes causes produisent les mêmes effets : une stratégie mal définie, excluant les investisseurs locaux, hésitant entre tourisme de masse et tourisme de moyenne contribution ; des coûts salariaux européens, dans ces départements français ; des mesures d'incitation fiscale insuffisantes ; un taux de réinvestissement particulièrement bas ; une offre insuffisante de liaisons aériennes ; la dépendance envers le marché captif de la France métropolitaine. Sans oublier la vive concurrence des autres Caraïbes.

La banane, second secteur productif en termes de richesse (0,15 milliard d'euros) et d'emplois directs (5 500), n'est pas en reste. Les planteurs demandent au gouvernement français de peser à Bruxelles afin de réformer le mécanisme des montants compensatoires monétaires. Avec un cours moyen inférieur à 0,23 euro sur le marché européen, pour un coût de revient trois fois supérieur, les producteurs antillais menacent de licencier en masse.

Autre cause du marasme, le BTP. Malgré les besoins en infrastructures et en équipements, les collectivités publiques n'investissent quasiment plus depuis deux ans. Résultat : les quelque 4 000 salariés officiels du secteur sont dans l'incertitude, avec des faillites en cascade.

Pendant que le climat social se dégrade lentement, les responsables politiques restent muets, davantage préoccupés par la réforme des institutions.

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