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Clin d'oeil de plumes
Posté le 27 août 2002 à 22:41:22 CEST par Phil

Littérature Antillaise kapryss a écrit : "Au détour de quelques rues de Pointe-à-Pitre, je finis par arriver à la Libraire Générale (Jasor). Mes vacances se terminent ainsi sur un rêve mythique. En fait de mythe, rien de transcendant : j’avais imaginé une caverne remplie de mon « patrimoine » qui, par le seul fait d’y pénétrer, m’aurait fait voyager en un éclair sur les traces du passé, me réconciliant en un clin d’œil avec les aïeux anonymes de ma mémoire amnésique.

Mais c’est un simple lieu, comme d’autres, avec des livres. Ma déception, cependant, est de courte durée. Irrésistiblement, un rayon qui exhibe les auteurs de la Caraïbe attire tout mon être. Le regard fiévreux, je déchiffre des noms que je ne connais pas, d’autres (Gisèle Pineau, Sony Rupaire, Ernest Pépin, Edouard Glissant, Tony Delsham, Maryse Condé, Joseph Zobel, Raphaël Confiant, René Depestre, Patrick Chamoiseau, Aimé Césaire, Léon Gontran-Damas, Alejo Carpentier …) me sautent aux yeux, lettres douces qui forment des chorégraphies de noms amis à mon cœur.

Il faut dire que sur le sol parisien, les étalages de la Fnac et des grandes librairies n’offrent pas en permanence une bibliographie plus ou moins complète d’œuvres d’écrivains caraïbéens ; à défaut, ces établissements ne disposent même pas d’une liste régulièrement mise à jour.

Bref, reprenons donc ma petite histoire. Je me laisse vivement tentée par quelques livres qui, quoique pour la plupart en livres de poche, me reviennent assez cher. Il faut croire que le projet de loi sur le prix du livre, amorcé par le gouvernement précédent, a connu ses funérailles quelques temps avant sa naissance, victime d’un accident de calendrier électoral et d’une infection de couleur politique. Pour ceux qui l’ignorent, ce projet de loi visait à aligner les prix des livres scolaires pratiqués dans les départements d’outre-mer à ceux en cours en métropole. On peut supposer que du dossier incinéré, même les cendres n’en restent point.

Donc, j’ai acheté quelques livres, même de jeunesse, car mon moi libre permet à l’enfant qui sommeille en moi de s’exprimer à tout moment. J’ai acheté quelques livres, dont L’homme au bâton d’Ernest Pépin. C’est un polar à la plume antillaise, tellement drôle, tellement incroyable, tellement poignant, mais surtout tellement réel. « Crimes » et sorcellerie se mêlent et s’entremêlent dans des situations burlesques, qui m’ont fait dire qu’il n’y a que chez nous que ça se passe ainsi, m’arrachant au passage des larmes de fous-rires. Puis, au bon mitan de cette hilarité, l’auteur lève un bout de voile sur nos mœurs, une vie de misère mise à nu malgré notre vanité de vouloir à tout prix l’habiller de l’éclat artificiel d’un esthétisme ostensible. Pour finir, il ne s’agit point d’un compte policier. Il n’y a pas un criminel, ni un enquêteur clairement identifié (le héros du livre), alors encore moins une arrestation, voire une fin spectaculaire comme on pourrait s’y attendre.

Ça y est, vous ne comprenez plus rien ! Ne croyez surtout pas que je vais vous raconter l’histoire. Je souhaitais juste partager mes impressions, ou plutôt les émotions fortes que j’ai ressenties de la première à la dernière page et aussi vous inviter à lire ou à relire L’homme au bâton. Et ne vous arrêtez pas en si bonne route, car nous avons des auteurs merveilleux, Jocelyn Alcindor, Benzo, Tony Delsham, Marie-Reine de Jaham, Joseph Zobel, Roland Anduse, Germain Saint-Ruf, Guy Tirolien et bien d’autres. Si leurs œuvres sont écrites en excellent français, c’est avant tout une langue créole qui nous parle, qui nous raconte, qui nous apprend à mieux nous connaître, espace infini entre l’histoire et le présent. D’ailleurs, ce serait un honneur pour nous d’accueillir les romanciers, poètes, historiens, hommes de lettres de notre époque … sur le site de l’Assemblée Martinique s’ils souhaitent se manifester.

Les livres s’offrent, s’achètent, s’empruntent, se prêtent, organisons-nous afin qu’ils circulent le plus possible.

Bibliothèque Schoelcher


"

 
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