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NèG MAWON (film là)
Posté le 05 juin 2004 à 05:22:35 CEST par Phil

Arts JOSUA a écrit : "Trop d'erreurs dans votre article sur le film nég mawon. Voila de nouveaux éléments.

NèG MAWON
un film de
Jean-Claude FLAMAND BARNY

Sortie Caraibes : Décembre 2004- National Janvier 2005


NOTE D’INTENTION


Le nègre marron fut le premier contestataire de la loi de l’esclavage. C’est celui qui s’est libéré de ses chaînes et a reconquis sa liberté.
Refusant l’avilissement des plantations de cannes à sucre, il retrouve sa dignité en se réfugiant dans la forêt, à l’abri d’un système qui lui a été imposé.

Choisir le titre de “NèG MARON”, est un hommage à ces hommes déracinés qui ont combattu seuls, face à toute une société, et qui ont été dénigrés et oubliés. Ce titre est aussi un parallèle avec certains jeunes désœuvrés, sans repères, qui n’ont pas trouvé leur place dans cette société et en refusent les règles.

Ce scénario est le récit de jeunes amis arrivés à un carrefour de leur vie. Il raconte, principalement, l’histoire de ce jeune, Josua, pris dans un engrenage dont il ne peut plus sortir et qui décide de fuir pour garder sa liberté.

Je ne souhaite pas faire une œuvre politico-sociale. Mon écriture et mon envie de réalisation ont été guidées par un regard simple, sans parti pris et profondément humain, sur la vie de ces jeunes, sur leurs désirs, leurs rêves et leurs désillusions.

Il est primordial que certaines scènes du film soient entièrement jouées en créole. La langue française contient parfois des limites dans la traduction du créole qui pourraient trahir la force évocatrice du film. Notre société antillaise est aussi ainsi faite, nous passons dans nos conversations de l’une à l’autre des deux langues sans problème, inventant même une troisième qui caractérise l’écriture de ces écrivains créoles reconnus (Chamoiseau, Pépin, Confiant ...).

Raconter l’histoire de jeunes désœuvrés guadeloupéens à l’aube du troisième millénaire répond à plusieurs besoins :
- Donner des images de lui-même à un public antillais. Il est temps de faire face au miroir du temps présent.
-Donner au public métropolitain d’autres images que celles de soleil et de mer des tours opérators.
- Développer en tant que Guadeloupéen, un cinéma caraïbéen à mi-chemin entre le cinéma européen de mon enfance et le cinéma américain de mes cinéastes préférés. Nous, Antillais, sommes au carrefour de ces deux grandes cultures, notre identité cinématographique se situe là aussi.


Jean-Claude FLAMAND BARNY



SYNOPSIS
Au cœur des petites Antilles, au début des années 2000, dans un quartier populaire où se côtoient des personnages chaleureux, hauts en couleurs, deux jeunes amis d’enfance en dérive, issus d’un milieu familial et social explosé, mènent une existence insouciante. La violence de l’île, l’escalade de situations déroutantes vont amener leur amitié à affronter le quotidien dans une inquiétude grandissante. Alors, l’île paradisiaque, sous le règne du soleil devient pour Josua et Silex un univers carcéral barré par la mer. Les seules réponses seront pour l’un, de devenir un "NèG’ MARON", “ celui qui s’échappe...”, pour l’autre, la perte de la vie.


Fiche artistique
Josua Admiral T
Silex D.Daly
Pedro Stomy Bugsy
Siwo Alex Descas
Marcus François Levantal
La mère de Josua Jocelyne Béroard`


Fiche technique
Réalisateur Jean-Claude Flamand Barny
Scénario et Adaptation Jean-Claude Flamand Barny
Alain Agat
Image Claude Garnier
Son Eric Boiteau
1er Assistant Réalisateur Sébastien Gardet
Costumes Julie Mauduech
Décors Philippe Renucci
Régie Yan Girod
Directeur de production Christophe Desenclos
Producteur délégué Richard Magnien
Production Mat films
Coproducteurs Kasso Inc Prod
France 2 Cinéma

Distributeur/ MARSDISTRIBUTIONS





Entretien avec Jean-Claude Flamand Barny



Un hommage
Le nègre marron fut le premier contestataire de la loi de l’esclavage. C’est celui qui s’est libéré de ses chaînes et a reconquis sa liberté. Refusant l’avilissement des plantations de cannes à sucre, il retrouve sa dignité en se réfugiant dans la forêt, à l’abri d’un système qui lui a été imposé.
Choisir le titre de NèG’ MARON est un hommage à ces hommes déracinés qui ont combattu seuls, face à toute une société, et qui ont été dénigrés et oubliés. Ce titre est aussi un parallèle avec certains jeunes désœuvrés, sans repères, qui n’ont pas trouvé leur place dans cette société et en refusent les règles.
Ce film est le récit de jeunes amis arrivés à un carrefour de leur vie. Il raconte, principalement, l’histoire de ce jeune, Josua, pris dans un engrenage dont il ne peut plus sortir et qui décide de fuir pour garder sa liberté.

Les petites mains des Caraïbes
J’ai choisi pour mon premier long-métrage de parler des « petites mains » du système - de ceux qui en profiteront le moins, des jeunes qui sont en bout de chaîne, alors qu’ils démarrent leur vie d’adulte… Dans les Caraïbes.
Je suis moi-même issu d’une famille modeste et j’ai toujours été concerné par cet aspect social. Je ne fais que traiter d’un sujet que tout le monde connaît, dans une société caricaturée, d’un côté comme de l’autre.
Je ne souhaite pas faire une œuvre politico sociale. Mon écriture et mon envie de réalisation ont été guidées par un regard simple, sans parti pris et profondément humain, sur la vie de ces jeunes, sur leurs désirs, leurs rêves et leurs désillusions.
Raconter l’histoire de jeunes désœuvrés guadeloupéens au commencement du troisième millénaire répond à plusieurs besoins :
Donner des images de lui-même à un public antillais car il est temps de faire face au miroir du temps présent.
Donner au public métropolitain d’autres images que celles de soleil et de mer des tours opérator.
Développer en tant que Guadeloupéen, un cinéma caraïbéen à mi-chemin entre le cinéma européen de mon enfance et le cinéma américain de mes cinéastes préférés. Nous, Antillais, sommes au carrefour de ces deux grandes cultures, notre identité cinématographique se situe là aussi.





La culture caraïbéenne, du fait même des Antillais, s’est toujours trouvée limitée à la musique et à la littérature. Alors qu’elle est bien plus riche que ça !
J’ai un autre regard que celui traditionnellement porté sur notre culture.
Nous sommes à deux heures d’avion des U.S.A. ; la jeune génération, celle des 15/30 ans, est profondément influencée par la culture afro-américaine et de ce fait a beaucoup de mal à s’intégrer.
Personnellement, j’ai baigné dans la culture européenne, j’ai été élevé par le cinéma, celui des ciné-clubs, avec des films français, italiens etc.… En grandissant j’ai découvert les films américains et afro-américains, à la rapidité d’action, à la lumière, aux textes, au montage… particuliers .
Ce cinéma-là a clairement envie de plaire à ses spectateurs.
Le cinéma européen d’auteur, lui, cherche à faire comprendre.
Je me situe exactement à cette intersection - faire comprendre et plaire. Je souhaite faire un film fort, qui touche, interpelle et de ce fait j’accorde une très grande importance aux décors, à la géographie, afin de m’inscrire dans un espace précis au sein du cinéma français.

Une part de réalité
Il est primordial pour moi de parler de ma communauté en réalisant un film qui parlera de l’essence même de ma famille et de cette communauté. J’ai cette volonté-là depuis mes 20 ans. C’est un projet que je mûris très longtemps. J’ai vécu 20 ans à Paris, et 15 ans en banlieue. Les films se situant géographiquement dans ces lieux ont déjà été faits et sans doute mieux que ce que j’aurais pu faire.
J’ai écrit ce que j’ai vécu, ce que j’ai vu, ma personnalité même a imposé ma démarche cinématographique. Dans cette fiction que je tourne, il y a une grande part de réalité.
Il est primordial que certaines scènes du film soient entièrement jouées en créole. La langue française contient parfois des limites dans la traduction du créole qui pourraient trahir la force évocatrice du film. Notre société antillaise est aussi ainsi faite, nous passons dans nos conversations de l’une à l’autre des deux langues sans problème, inventant même une troisième qui caractérise l’écriture de ces écrivains créoles reconnus (Chamoiseau, Pépin, Confiant ...).

La production cinématographique aux Antilles
Ici, il y a un immense réservoir d’artistes antillais, de réalisateurs, de comédiens, de techniciens etc.… Et ce réservoir n’est absolument pas utilisé, activé malgré des décors et un potentiel fictionnel forts dans tous les sens du terme ! Ici toutes les émotions sont multipliées par dix. Malheureusement l’industrie, tant sur le plan économique que culturel, n’a pas fait le choix de mettre en place une industrie cinématographique. Place a été faite à une culture orale et écrite.

On chante très bien aux Antilles, et nos écrivains sont célèbres et traduits dans plusieurs langues. Les quelques réalisateurs antillais de cinéma ou de télévision sont mal distribués en métropole.
Si demain on doit s’intéresser à la culture créole, il faudra mettre en place des structures de production et distribution. Et concevoir que les projets des Africains des Antilles ont une dimension autre que simplement « tribale et intime »!
Je trouve que la plupart des films africains n’ont pas de regard critique sur leurs relations avec l’Etat français, ni-même ne s’auto critiquent dans ces relations… Beaucoup d’entre eux sont plutôt centrés sur les problèmes propres aux Africains.

Des valeurs humaines essentielles
Dans les films sincères, capables d’éveiller les consciences, ça parle d’amour, de rassemblement, d’unification…Pour cela il faut la présence de toutes au sein des productions en Antilles.
Des cinéastes comme Tony Gatlif, Takeshi Kitano, Emir Kusturika, Abel Ferrera, Terrence Malick, Tran An Hung et Pialat… parlent de leur communauté avec une belle âme, une vraie envie, de faire partager, de découvrir.
L’objectif n’est pas d’avoir le dernier mot mais d’améliorer la situation. Laisser les gens être ce qu’ils sont profondément, et concevoir qu’il est possible, malgré nos différences, d’avancer ensemble.
Nèg’ Maron se soucie de la valeur humaine, de la liberté, de la dignité…
Des valeurs humaines essentielles.

CV de Jean-Claude Flamand Barny

2003 NèG’ Maron une production Kasso Inc / MAT films
Documentaire
2003 Traces à Vieux Habitant Canal+Antilles-ICV Guadeloupe
Courts-métrages
2001 16 heures 15 MP Productions
1996 Le Contrat
Fespaco 1997, Festivals.de la Guadeloupe, de Champrousse, de Paris, de la Rochelle, du Cinéma du Réel
1994 Putain de Porte
Prix de la Prime à la qualité C.N.C.
Deuxième Prix pour la Première Oeuvre de Fiction du Festival de Digne-Les-Bains, Fespaco 1997, Festivals de Pantin, Festival de Chanrousse, Festival de Rennes, Festival de Meudon, Festival de Saint-Clair-sur-Epte

Retour à la case
Premier Prix du Scénario de Fiction (ministère des Dom-Tom).

Vidéo clips
2000 Tombé Léta de Kassav
Je veux vivre de Jane Fostin
1999 C’est écrit de MJ
1998 Personne ne saurait de Poetic Lovers
Adieu de Melgroove
1997 Appoca Arrive de Melgroove
Maintenant ou Jamais de Different teep
Né ici de Doc Gynéco
Rue Case-Nègre de Doc Gynéco
Lève toi, bats-toi de Neg’Marrons
Pourquoi d'Abuz Systeme
Je viens des Quartiers de N.A.P
On se la donne de Rico
Pour tout le monde pareil de Tonton David


Films publicitaires

2003 AJC médi@store pour ICV Guyane
2001 Christine Aron pour OutreMerTèlècom
Le Photomaton pour Royal Soda
2000 Réellement Vanille pour Danone
1999 Nous Buvons pour L’Ordinaire
La Galerie pour Galléria
Couleurs Vives pour Ripolin
Cha-Cha pour Lu
1998 Pas Konet Mové pour Librairie Jasor
Card Améris pour France Télécom
Prix : Stratècom d’Or 1999
Wangler,Grand Cherokee pour Jeep
Pony, Sonata pour Hunday

Direction de Casting
1996 Assassin(s) de Mathieu Kassovitz
1995 Sarakabo de Denis Amar
1994 La Haine de Mathieu Kassovitz
Prix de la Mise en Scène Festival de Cannes 1995

Stages mise en scène
1995 Un Héros très discret de Jacques Audiard
1992 Métisse de Mathieu Kassovitz




Note: Note : en réponse au document Neg Maron - Cinéma Créole ou des Antilles"

 
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